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les figures marquantes du bend-skin

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La danse bend-skin est une danse et une musique populaire urbaine née au Cameroun au début des années 1990. Elle vient du manganbeu (rythme traditionnel bamiléké) et, en pidgin, “bend-skin” veut dire « courbez l’échine ». En 1993, à Douala, ce rythme prend une nouvelle forme pendant la crise économique, et il passe d’une danse rurale à une danse urbaine.

Au début, on lie souvent ce style aux moto-taxis appelés eux-mêmes “bend-skin”. Ensuite, la danse se reconnaît vite : vous penchez un peu le buste en avant, puis vous enchaînez des pas rapides. Et surtout, le public accroche parce que les tambours, les maracas et l’énergie donnent envie de bouger.

Très vite, ce rythme devient populaire, notamment dans l’Ouest du Cameroun (région bamiléké). En même temps, il circule aussi dans les quartiers de Douala et ailleurs, car il se danse facilement en fête. Dans cet article, vous découvrez des figures marquantes qui ont compté dans l’histoire de ce genre musical.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi lire notre page interne : Les figures marquantes du Bend-skin. Et pour une définition simple, vous pouvez consulter une source externe : Bend-skin (Wikipedia).

Origines et premiers pionniers du bend-skin

Pour comprendre ce style, on regarde d’abord ses racines. En effet, le rythme traditionnel nourrit la danse, puis la ville change le style. Ainsi, on obtient un mélange : tradition, modernité et vie de quartier.

Pionniers du Bend-skin à connaître

André-Marie Tala

André-Marie Tala fait partie des premiers à populariser ce rythme au début des années 1990. Il mélange le son avec des influences plus modernes (afro-pop, funk, soul). En 1992, il sort le titre “Bend Skin”, et cela aide le genre à entrer sur la scène nationale.

Justin Bowen Tchounou

Justin Bowen Tchounou est pianiste et arrangeur. Il participe au travail autour du titre “Bend Skin” d’André-Marie Tala. Grâce à ses arrangements, le son gagne en force et en qualité.

Groupe Kouchouam Mbada

Groupe Kouchouam Mbada est souvent cité comme un groupe important. Au départ, il anime des veillées funèbres dans la communauté bamiléké, puis il touche un public plus large. On retient aussi des figures liées au groupe, comme Léopold Kuitchoua, ainsi que des musiciens comme Kotto Bass.

De plus, la chanteuse Dada Tankoua se fait remarquer par sa voix et son engagement. Enfin, parmi les pionniers cités, on peut aussi mentionner Bolam’s Tchamda et son tube “Boubakanie”, très apprécié par les amoureux du genre.

Sam Fan Thomas

Sam Fan Thomas est une grande figure du Makossa et un producteur connu. Avec son Studio Makassi, il aide à produire et à diffuser des enregistrements liés à ce rythme. Grâce à ce soutien, plusieurs artistes trouvent un espace pour se faire entendre.

Jack Djeyim

Jack Djeyim est un guitariste réputé, originaire de l’Ouest Cameroun. Il utilise des idées de rythmes traditionnels dans son jeu. En collaborant avec différents projets, il enrichit aussi le son avec des riffs entraînants.

Pour situer le contexte, vous pouvez aussi lire : Bend skin : La danse camerounaise. Et, côté repères, vous pouvez consulter : Douala (Wikipedia) et Makossa (Wikipedia).

Artistes emblématiques et héritage du bend-skin

Ensuite, ce rythme grandit et change avec le temps. D’abord, il reste très festif, puis il devient aussi un style de scène. Ainsi, de nombreux artistes le portent, chacun avec sa touche.

Une nouvelle vague d’artistes

Parmi les noms souvent cités, on retrouve le duo Isidore Modjo – leader du Bend Skin Original Band. Il compose des titres phares comme “Ingratitude”. Même après son décès, son héritage continue d’inspirer les fans.

les artistes :

Charly Djom’s

Charly Djom’s se fait connaître par ses performances énergiques. Il modernise la danse et ajoute une touche de spectacle. Grâce à cela, le public jeune s’y intéresse davantage.

DJ Gérard Ben

DJ Gérard Ben mélange tradition et modernité. Il propose des morceaux rapides qui tournent bien en soirée. De cette façon, il aide ce style à rester vivant auprès d’un public jeune.

Djomou Jeannette et les Rémés Stars

Djomou Jeannette et les Rémés Stars montrent que cette musique ne concerne pas que les hommes. Le groupe allie harmonies vocales et danses synchronisées. Ainsi, beaucoup de jeunes femmes se reconnaissent dans cette énergie.

Eloissa Ngwa

Eloissa Ngwa représente une génération qui revisite ce style. Elle propose des chorégraphies modernes tout en gardant l’essence traditionnelle. Et comme ses vidéos circulent, la danse voyage plus facilement.

Irène Feuyang

Irène Feuyang fusionne le rythme et l’afropop. Elle revisite aussi des classiques, par exemple avec “Swenga Menzuih 2.0”. Résultat : elle touche des personnes qui n’écoutaient pas forcément ce genre avant.

Saint-Bruno

Saint-Bruno enrichit le répertoire dans les années 2000. Son style vocal expressif parle au public. Et surtout, il garde une place dans plusieurs compilations.

Prince Tchétché 1er

Prince Tchétché 1er est connu pour son énergie et son humour. Il sort plusieurs titres très appréciés des danseurs. Ainsi, il maintient la tradition vivante dans les fêtes et cérémonies.

Marole Tchamba

Marole Tchamba est souvent présentée comme une grande voix féminine. Elle collabore et innove sans perdre la base traditionnelle. Grâce à elle, ce rythme gagne un nouveau souffle au 21e siècle.

Meiway

Meiway est un artiste ivoirien connu. Même s’il n’est pas Camerounais, il s’intéresse à ce rythme par passion. Et sa visibilité aide aussi à faire voyager ce style au-delà du Cameroun.

Périgord Nya Fabo

Périgord Nya Fabo est une figure de la diaspora camerounaise. Depuis la France, il anime des soirées et garde ce rythme présent en Europe. Ainsi, il joue un rôle d’ambassadeur à l’international.

Ngono “Pipo” Fabrice

Ngono “Pipo” Fabrice est danseur-chorégraphe et musicien. Il se distingue par ses performances et sa façon d’électriser la piste. Ensuite, il transmet aussi son savoir en encadrant des groupes locaux.

Talla Jeannot

Talla Jeannot mélange humour, spectacle et chansons à texte. Il apporte une touche de commentaire social dans ses paroles. Ainsi, il montre que cette musique peut aussi raconter des histoires du quotidien.

Jean-Merlin Kamtchoum

Jean-Merlin Kamtchoum, parfois appelé “Jumeau KM”, est lié à des classiques. Il garde l’authenticité tout en améliorant le rendu musical. De cette manière, il fait le pont entre les générations.

Tchouankeu “Ton Cha” Charlotte

Tchouankeu “Ton Cha” Charlotte est une chanteuse originaire de Babouantou. Elle porte un style traditionnel, avec des prestations fortes et émouvantes. Et son univers marque grâce à la voix, aux tenues et à la gestuelle.

Toubet Sidonie

Toubet Sidonie est une figure féminine historique. Elle reste connue pour des titres comme “Essola”. Aujourd’hui encore, ses chansons reviennent souvent pendant les cérémonies.

Ben Zigna

Ben Zigna représente une version modernisée. Il attire un public jeune avec des morceaux et des clips plus actuels. Ainsi, il montre que le genre peut évoluer tout en restant reconnaissable.

Des soutiens importants (sans être sur scène)

Ce mouvement avance aussi grâce à des soutiens en coulisses. D’abord, certains encouragent la culture et les événements. Ensuite, d’autres aident avec des moyens, des salles ou des productions.

Parmi les noms cités, on retrouve Marcel Niat Njifenji, ainsi que des notables et mécènes comme Célestin Ketchanga, Roger Njitchoua, Tchouta Moussa, Njia Ernest, Menkam Yatat ou Sanda Honoré. Leur appui aide des artistes à se lancer et à organiser des rencontres.

Transmission et continuité

On cite aussi le producteur Jean-Pierre Saah (JPS Productions), ainsi que d’autres passionnés restés plus discrets. Grâce à eux, des événements se montent, des groupes se forment et la transmission continue. Et, au final, ce rythme garde une vraie place dans la vie culturelle.

Impact culturel et transmission

Au fil du temps, ce rythme devient plus qu’une simple danse. Il représente une identité culturelle forte, surtout dans l’Ouest, mais pas seulement. Ainsi, des villages aux grandes villes, il rassemble autour de la fête et des traditions.

En plus, la diaspora garde ce lien, notamment en Europe, grâce aux soirées et aux événements. Et même aujourd’hui, ce rythme inspire des mélanges avec d’autres styles, comme l’afrobeats ou le hip-hop. Bref, il continue de bouger, tout en gardant son âme.

Vous pouvez également découvrir les figures marquantes du Bend-skin sur notre site. Et, si vous voulez comparer avec d’autres repères culturels, vous pouvez lire : Bamiléké (Wikipedia).

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Auteur

Je suis Alain Tchakounté, journaliste, communicant culturel et auteur du livre Bend Skin – le livre. À travers mes écrits, je documente les arts, les musiques urbaines et les cultures populaires camerounaises, en mettant en lumière leurs origines, leurs acteurs et leur impact entre tradition et modernité.

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